La production de gaz renouvelable en France, principalement issue de la méthanisation, a progressé de près de 30 % en 2024, malgré un ralentissement notable des nouvelles installations. En effet, la production française de biométhane est passée à 11,6 térawattheures (TWh), contre 9,1 TWh en 2023, soit une hausse de 27 %. Cela correspond à la consommation énergétique annuelle de 756 000 foyers ou 40 000 camions et bus.

Pourquoi les nouvelles installations ralentissent-elles ?

La méthanisation des biodéchets (agricoles, ménagers, boues d’épuration, déchets non dangereux) injectée dans le réseau gazier représentait en 2024 environ 3,2 % de la consommation nationale de gaz naturel. Cependant, la mise en service de nouvelles installations a nettement ralenti, avec seulement 79 nouvelles unités sur les 731 existantes, retrouvant ainsi un niveau similaire à celui de 2019. Pour comparaison, 139 installations avaient été réalisées en 2023, 149 en 2022 et 151 en 2021.

Cette baisse résulte principalement de la révision des tarifs d’achat en 2020, accentuée par les crises sanitaires et énergétiques successives. Les acteurs du secteur prévoient que cette tendance pourrait se prolonger en 2025.

Quels leviers pour relancer la dynamique ?

Pour atteindre l’objectif de neutralité carbone fixé pour 2050, la filière biométhane demande un soutien renforcé, notamment pour les petits projets inférieurs à 25 GWh par an. Elle propose également la création de dispositifs d’aides spécifiques aux consommateurs de gaz renouvelable.

Par ailleurs, les professionnels réclament un cadre réglementaire dérogatoire à la loi Zéro artificialisation nette (ZAN), qui limite actuellement l’expansion urbaine, pour faciliter l’installation de nouveaux projets.

Quels sont les objectifs à plus long terme ?

Le secteur approuve l’objectif fixé par la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) pour 2030, à savoir produire 44 TWh de biométhane. En revanche, l’objectif pour 2035 fixé à 79 TWh est jugé insuffisamment ambitieux par les professionnels.

Les acteurs regrettent que la PPE ne fixe pas d’objectifs pour les autres technologies de production de gaz renouvelable ou bas-carbone complémentaires à la méthanisation.

Article rédigé par Guillaume Sagliet

Growth Marketing Manager pour Collectif Énergie, je suis devenu expert pour retrouver les pages perdues dans l’Internet et leur redonner vie grâce à mes connaissances approfondies dans Lost et The Walking Dead. Avec moi, tous les contenus affrontent Google sans crainte.

La production de gaz renouvelable en France, principalement issue de la méthanisation, a progressé de près de 30 % en 2024, malgré un ralentissement notable des nouvelles installations. En effet, la production française de biométhane est passée à 11,6 térawattheures (TWh), contre 9,1 TWh en 2023, soit une hausse de 27 %. Cela correspond à la consommation énergétique annuelle de 756 000 foyers ou 40 000 camions et bus.

Pourquoi les nouvelles installations ralentissent-elles ?

La méthanisation des biodéchets (agricoles, ménagers, boues d’épuration, déchets non dangereux) injectée dans le réseau gazier représentait en 2024 environ 3,2 % de la consommation nationale de gaz naturel. Cependant, la mise en service de nouvelles installations a nettement ralenti, avec seulement 79 nouvelles unités sur les 731 existantes, retrouvant ainsi un niveau similaire à celui de 2019. Pour comparaison, 139 installations avaient été réalisées en 2023, 149 en 2022 et 151 en 2021.

Cette baisse résulte principalement de la révision des tarifs d’achat en 2020, accentuée par les crises sanitaires et énergétiques successives. Les acteurs du secteur prévoient que cette tendance pourrait se prolonger en 2025.

Quels leviers pour relancer la dynamique ?

Pour atteindre l’objectif de neutralité carbone fixé pour 2050, la filière biométhane demande un soutien renforcé, notamment pour les petits projets inférieurs à 25 GWh par an. Elle propose également la création de dispositifs d’aides spécifiques aux consommateurs de gaz renouvelable.

Par ailleurs, les professionnels réclament un cadre réglementaire dérogatoire à la loi Zéro artificialisation nette (ZAN), qui limite actuellement l’expansion urbaine, pour faciliter l’installation de nouveaux projets.

Quels sont les objectifs à plus long terme ?

Le secteur approuve l’objectif fixé par la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) pour 2030, à savoir produire 44 TWh de biométhane. En revanche, l’objectif pour 2035 fixé à 79 TWh est jugé insuffisamment ambitieux par les professionnels.

Les acteurs regrettent que la PPE ne fixe pas d’objectifs pour les autres technologies de production de gaz renouvelable ou bas-carbone complémentaires à la méthanisation.

Article rédigé par Guillaume Sagliet

Growth Marketing Manager pour Collectif Énergie, je suis devenu expert pour retrouver les pages perdues dans l’Internet et leur redonner vie grâce à mes connaissances approfondies dans Lost et The Walking Dead. Avec moi, tous les contenus affrontent Google sans crainte.

Publications dans la même catégorie